Q- En s'engageant dans le jardin de Nidraj, les jeunes ne pourront-ils pas se demander : " Qu'est-ce que l'intériorité? "
R- Même s'il peut y avoir autant de visions différentes qu'il y a de jeunes, il n'en demeure pas moins que tous sont traversés par des sentiments, des pensées, des perceptions et des sensations qui résonnent au plus profond de leur être. D'allleurs dans le monde où ils sont, ils ne se soucient guère de regarder au-dedans.
Oui, certains disent : " La vie intérieure? Bof! " Néanmoins, il reste que plusieurs jeunes sont convaincus qu'une démarche d'intériorité a des répercussions sur leur état physique, affectif et intellectuel. Sans le formuler ainsi, il y en a qui croient à la primauté du spirituel sur la matière et ce, malgré le fait que dans un Québec ultra-matérialiste, la vie intérieure soit devenue suspecte. Chez nombre de jeunes filles et de jeunes garçons, l'intériorité est présente à l'état latent et ne demande qu'à être activée. Pour eux comme pour elles, il est important de découvrir et de se fier à leur centre intérieur à la fois unificateur et créatif. C'est la voie privilégiée du site Nidraj.

Q- Qu'est-ce qu'un parcours d'intériorité apporte aux jeunes? À quoi cela va leur servir?
R- Nous savons tous que les jeunes s'interrogent : " À quoi sert tout ce que je fais? Pourquoi me forcerais-je, puisque ça ne donnera rien au bout du compte? Quel est le sens de ma chienne de vie? Pourquoi cela m'arrive à moi? "
Oui, les jeunes cherchent à tirer des leçons de la vie, à apprendre à mieux se connaître, à être bien dans leur peau, à développer leur estime de soi et à mettre en valeur leur potentiel. Or, justement, dans leur travail sur eux-même, ces jeunes deviennent de plus en plus auteurs de leur vie. Ils entrent dans les choses plutôt que de les subir. Ils ne vivent plus comme des robots sur le pilote automatique.
Le site Nidraj les accompagne et les aide à vivre au niveau de leur vrai moi en émergence, c'est-à-dire, de ce qu'il y a de meilleur en eux.
N'est-ce pas là ce qu'ils souhaitent le plus?

Q- Pour fondamentale qu'elle soit, la découverte de l'intériorité n'engendre-t-elle pas un repli sur soi?
R- Certes, si elle n'est pas authentique, il y a un risque de repli, de frilosité. Pour palier à ce dérapage, l'itinéraire du site Nidraj s'inscrit dans deux réalités incontournables: l'amour et la beauté.
" L'amour s'apprend par l'amour reçu d'abord qui, le premier, donne le goût de vivre en donnant sens à l'existence "
, nous dit Paul de Koninck. " La beauté, elle, est plus importante, la beauté est plus utile que le pain " affirmait Dostoïewski.
D'ailleurs, affronter en toute sérénité les contrariétés du quotidien, garder son sang froid en période de stress, adopter une tournure d'esprit positive, aborder la vie avec enthousiasme, tel n'est-il pas le désir de beaucoup jeunes? C'est pourquoi, quand Nidraj mise sur l'immense force qu'il y a en eux, nous sommes bien loin du repli sur soi.

Q- Les jeunes d'aujourd'hui ne sont-ils pas réfractaires à l'introspection?
R- Tout ce qui exige un effort peut faire peur d'où l'importance du rôle des adultes. Devant un travail sur soi, une fille ou un garçon peut développer des mécanismes de défense. Maslow en a identifié deux :
Le premier, la désacralisation, consiste dans l'appauvrissement de la vie par le refus de traiter toute chose en profondeur.
Le second, le complexe de Jonas, consiste à refuser de vivre à partir de son intériorité profonde…
Ça peut être par ce que c'est difficile.
Ça peut être que cette démarche exige un effort soutenu et qu'on n'a pas le goût de la faire.
Enfin, ça peut être parce qu'on ne sait pas comment faire.

Or, précisément, aux jeunes en quête de sens et d'absolu, Nidraj propose une façon d'explorer son intériorité et en facilite l'accès. Ça ne fait pas la manchette des médias. Il faut alors se rappeler deux vieux dictons :
" Le bruit ne fait pas de bien; le bien ne fait pas de bruit. "
" Un arbre qui s'abat fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse. "

La site Nidraj est voué aux jeunes pousses.

Q- De nos jours, les jeunes ne chercheront-ils pas plutôt du côté des sciences pour obtenir des réponses?
R- Peut-être… " Aucune époque, il est vrai, n'a accumulé des connaissances aussi nombreuses que la nôtre. Aucune époque n'a réussi à rendre ce savoir aussi aisément accessible… mais, également, aucune époque n'a moins su ce qu'est l'être humain. " Martin Heidegger.
En effet, jamais, dans l'histoire telle que nous la connaissons, l'être humain n'a été autant qu'aujourd'hui un problème pour lui-même. La démarche d'intériorité de Nidraj rejoint la maxime inscrite à l'entrée du Temple d'Apollon à Delphes:
" Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l'univers et les dieux. "
Les jeunes ne sont pas dupes. Il ont tôt fait de se rendre compte que les différentes disciplines scientifiques - si méritoires soient-elles - ne peuvent répondre à leur quête d'identité, à leur quête de sens, à leur quête de transcendance et à leur quête de Dieu.